Prise de poids après le rugby : pourquoi tu grossis depuis que tu as arrêté
Tu as raccroché les crampons il y a deux, cinq ou dix ans. Au début, rien n'a bougé. Puis la ceinture a pris un cran. Puis deux. Aujourd'hui tu te regardes dans la glace et tu ne reconnais plus le joueur que tu étais.
Et tu te dis que c'est un manque de volonté. Que tu devrais manger moins, courir plus, t'y remettre sérieusement.
Ce n'est pas une question de volonté. C'est une question de mécanique, et tant que tu ne la comprends pas, tu vas continuer à lutter contre ton propre corps.
Tu manges comme un joueur, tu dépenses comme un retraité
Pendant des années, ton corps brûlait énormément. Entraînements, matchs, récupération : ta dépense quotidienne était celle d'un sportif. Ton appétit s'est calé dessus, et c'est normal.
Le jour où tu as arrêté, la dépense s'est effondrée. L'appétit, lui, n'a pas suivi. Les habitudes non plus : les portions, le pain, la troisième mi-temps, le grignotage du soir. Rien de tout ça n'est excessif pour un joueur. Pour quelqu'un qui passe sa journée assis, c'est un surplus chaque jour.
Un petit surplus quotidien, ce n'est rien sur une semaine. Sur cinq ans, c'est quinze kilos.
Le muscle part, le gras s'installe
Il y a un deuxième phénomène, plus sournois. Quand tu arrêtes de solliciter tes muscles, ton corps ne les garde pas. Il n'a aucune raison d'entretenir une masse qui ne sert plus.
Or le muscle, c'est ce qui consomme de l'énergie même au repos. Moins de muscle, c'est un métabolisme qui ralentit. Tu peux donc manger exactement comme il y a trois ans et quand même grossir.
Et le gras ne se répartit pas au hasard. Chez l'homme, il va d'abord sur le ventre. C'est là qu'il pèse le plus sur ton dos, tes genoux, ton souffle et ta santé. Si ton dos te fait souffrir, ce n'est pas un hasard :
Les trois fausses bonnes idées
1. Le régime sévère. Tu coupes tout, tu perds cinq kilos en trois semaines, et tu les reprends en deux mois, souvent avec un bonus. Une restriction trop forte fait fondre le muscle en même temps que le gras. Tu ressors du régime avec un métabolisme encore plus lent.
2. Courir tous les jours. C'est le réflexe de l'ancien joueur : se remettre au cardio pour brûler. Sauf qu'avec quinze kilos de plus et des articulations qui ont encaissé des années de contacts, ce sont tes genoux et ton dos qui paient. Trois semaines plus tard, tu es blessé et tu arrêtes.
3. Compter sur la volonté. Tu as été un compétiteur, tu te dis que tu vas serrer les dents. Mais la volonté s'use. Ce qui tient dans la durée, ce sont des habitudes simples, pas un effort héroïque.
Ce qui marche vraiment
Remettre du muscle d'abord. Trois séances de 45 minutes par semaine, centrées sur le gainage, la mobilité et la force. C'est ce qui relance ton métabolisme et protège tes articulations.
Manger sans te priver, mais autrement. Des repas construits autour des protéines et des légumes, des portions ajustées à ta vie d'aujourd'hui, et pas d'interdits. Un plan que tu peux tenir un an, pas trois semaines.
Mesurer ce qui compte. Une pesée par semaine, le même jour, au réveil. Et surtout le tour de taille : c'est lui qui dit si tu perds du gras.
Te faire accompagner. Seul, on lâche au premier écart. Avec un suivi, un écart reste un écart, pas la fin du programme.
C'est exactement ce que font les 900 personnes que nous avons accompagnées avec la Méthode BLG, dont une grande partie d'anciens joueurs.
Ce que tu peux faire maintenant
Si tu te reconnais dans ces lignes, tu n'as pas raté ta reconversion physique. Personne ne t'a expliqué que le corps d'un joueur a besoin d'un vrai plan pour la suite.
J'ai connu la même chose après ma carrière. C'est de là qu'est née la Méthode BLG.
Dans la masterclass BLG Rugby, je t'explique pourquoi ton corps a lâché après le rugby et comment on le remet en route. C'est gratuit, et à la fin tu sais si la méthode est faite pour toi.



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